Au cours des mois qui ont suivi les élections de juin, le Burundi s’est retrouvé dans une tourmente politique marquée par des intrigues et des manipulations. Des collinaires le CNND-FDD a remporté tous les sièges, aux communales aux parlementaires, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) annonçait un scrutin à 96,51 % en faveur du CNDD-FDD, en dépit des contestations persistantes de l’opposition.
Bien qu’une trêve apparente se soit installée, les menaces pesant sur l’opposition demeuraient préoccupantes. La population vivait dans la peur face aux rumeurs incessantes de confiscation de terres agricoles par le CNDD-FDD. De juillet à septembre, la situation se détériorait avec la réélection de Daniel Gélase Ndabirabe, entraînant une intensification des événements. La violence politique se faisait de plus en plus présente, et les irrégularités constatées lors des élections locales creusaient encore le fossé de la déception vis-à-vis du processus électoral. Lire le rapport en intégralité