Le présent rapport analyse la situation des droits de l’homme au Burundi au cours de la période du 1er juillet au 30 septembre 2026, sur la base des incidents documentés par la Ligue Burundaise des Droits de l’Homme « ITEKA » à travers ses structures de collecte et de suivi. L’analyse porte principalement sur les violations des droits civils et politiques, les violences basées sur le genre ainsi que sur la situation carcérale au cours du trimestre. Au total, 118 incidents ont été documentés au cours de cette période, impliquant 131 victimes. La répartition des incidents fait apparaître une prédominance nette des atteintes au droit à la vie, avec 67 cas de tuerie, soit 56,8 % de l’ensemble des incidents recensés. Ces cas ont concerné 68 victimes, ce qui représente 51,9 % de l’ensemble des victimes documentées. Cette prépondérance de la violence létale constitue l’un des principaux éléments caractérisant la situation des droits de l’homme au cours du trimestre.
Les violences basées sur le genre (VBG) constituent la deuxième catégorie la plus représentée, avec 29 incidents et 29 victimes, soit 24,6 % des incidents et 22,1 % des victimes. Parmi les victimes de VBG, 15 ont été victimes de viol et 14 d’autres formes de violences basées sur le genre. Les femmes représentent 26 des 29 victimes, contre trois hommes, ce qui met en évidence une dimension fortement genrée de ces violences. Les autres violations documentées concernent notamment les arrestations, les enlèvements et les actes de torture. Les arrestations représentent 10 incidents pour 21 victimes, les enlèvements 6 incidents pour 7 victimes et la torture 6 incidents pour 6 victimes. Un élément particulièrement significatif ressort de l’analyse de ces catégories : les victimes recensées dans les cas d’arrestation, d’enlèvement et de torture sont exclusivement des hommes. Cette configuration contraste fortement avec celle observée pour les VBG et traduit des profils différenciés de vulnérabilité selon la nature des violations. Lire le rapport en intégralité