Ce rapport annuel 2025 sur la situation des droits de l’homme au Burundi examine le contexte politique, gouvernance, judiciaire, environnemental, sécuritaire, droit de l’homme et le contexte humanitaire. Il revient aussi sur les droits civils et politiques, les droits sociaux, économiques et culturels ainsi que les droits catégoriels particulièrement les droits de la femme et des enfants. Le présent rapport se clôture enfin par une conclusion et des recommandations.
Ainsi, au cours de cette année, l’état des droits de l’homme s’est gravement dégradé de manière alarmante, 662 cas d’incidents ont été recensés par la Ligue Iteka sur l’ensemble du territoire national, lesquels incidents ont fait 892 victimes.
Parmi les victimes, on a dénombré au moins 402 personnes tuées 233 cadavres retrouvés, 156 personnes ont subi des violences basées sur le genre dont 104 victimes de viol, 53 personnes torturées, 55 personnes enlevées et ou portées disparues, 217 personnes victimes d’arrestation et détention arbitraires. D’autres statistiques incluent d’autres catégories de victimes de noyade, coups et blessures, violences domestiques, harcèlement, et traitements inhumains et dégradants.
Bien que l’appartenance politique de la majorité des victimes soit inconnue, il est à noter que les membres des partis politiques n’ont pas été épargnés : 44 membres du CNDD-FDD ont été touchés,35 militants du CNL, 1 membre du MSD et 10 membres du parti UPRONA.
Des accusations se portent également sur les membres du parti présidentiel, particulièrement des membres de la milice Imbonerakure, des agents administratifs, des éléments du SNR, ainsi que sur des policiers, qui sont considérés comme les principaux auteurs des violations des droits humains et des meurtres rapportés. Lire le rapport en intégralité